NOVEMBRE

Réalisation, image, son Abel Davoine Production Cornelia Hummel, Imagia, Olivier Bolher, Nocturnes Production, Abel Davoine, Traces Cinéma Montage Stéphanie Perrin Etalonnage Chritsoph Walther, Rec Tv Montage son, mixage Matrin Stricker, le Bruit qui court Dessin affiche Joëlle Isoz Graphisme Kaliata Guinand Musique John Cage, Dream Soutiens Ville de Genève, Département de la culture, République et canton de Genève, Département de l'instruction publique, Fonds Regio Films, Fonds Regio Distrib, Loterie Romande.

Sur les derniers contreforts du Jura, surplombant la plaine d’Alsace, un petit village, Ferrette. Une vieille maison familiale, où vivent une mère, 87 ans, et son fils, 62 ans. Le quotidien, fait de rituels immuables, s’égrène au fil des évocations du passé.

2010 - Suisse, France - 99' - VO française - subtitles: english

Sortie Suisse le 16 mars 2011

Festivals Visions du Réel, avril 2010, Nyon / Les Ecrans Documentaires, novembre 2010, Arcueil / Le Mois du film documentaire, novembre 2010, Beaune / Corsica.doc, novembre 2010, Ajaccio / BAFICI, avril 2011, Buenos Aires / (à suivre)

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Novembre, c’est d’abord le visage d’une vieille femme, un visage silencieux, que rien ne semble jamais vraiment agiter, sous lequel bruissent des histoires de famille, qui remontent parfois à la surface comme des poissons venus des grandes profondeurs. Olivier Bohler, novembre 2010

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Telle est la formule du cinéaste : saisir la proximité de la parole, c'est-à-dire son obscure clarté, sa déliquescence. S'approcher au plus près d'un personnage qui parle sur les autres, déjoue l'art du dialogue tout en faisant de l'œil à la caméra, afin d'en faire jaillir son autarcie, sa folie anarchisante. Gilles Lyon-Caen, avril 2010

(texte complet)

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Rien ne saurait asservir son sens aigu du détail, rencontre du hasard et du silence. En témoigne le levé de la Mère, où chaque geste révèle l’effort consenti pour rassembler un corps cacochyme à bout de souffle qui, alliant stupeur et tremblements, tend à une immobilité à l’arrière-goût de suaire. Une manière de naître au très grand âge en méditant sur ce qui n’est plus, la trace picturale, la perte, la ruine d’un castel visité par le Fils, errant beckettien. Bertrand Tappolet, Le Courrier, 16 mars 2011

Le temps qu'il nous reste (texte complet)

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L'album familial est inquiétant. A force d'en observer les images, plus rien ne paraît à sa place (observation prolongée, encore). Il est soudain composé de secrets et de tantes (Parques dans leur bibliothèque) que l'ancêtre a fuies pour construire ses nouvelles fondations sur du fumier. Au bout du compte, la naissance même du Fils est douteuse. « Quand et où? » n'ont plus d'intérêt dans l'expérience fantastique. Sandra Vinciguerra, novembre 2010

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Filmé avec une grande économie de moyens, Novembre se présente comme une petite musique répétitive du réel traduisant chez la Mère et le Fils, le désir de se souvenir, de se rappeler sous forme d’hypothèses et de possibles un passé savamment interrogé et recomposé. On y entend une partition de John Cage, compositeur américain de musique sérielle. Comme une diversion pour quitter le courant établi de nos enfermements consentis. Un moment pour dire ce qui nous violente. Un territoire tout entier replié autour d’images compactes qui appellent ces vers d’Eugène Guillevic, poète français qui a séjourné en ces lieux. « Ainsi j’invite / À parcourir / À demeurer, / À longer, / si l’on veut, mes bords, / À voir plus loin / S’il y a quelque chose à voir. » (*) Car le regard du réalisateur de Novembre existe, non seulement parce qu’il est séparé des choses, parce qu’elles lui résistent. Mais surtout parce que ces choses lui offrent le contour fini de leur surface lisse. Bertrand Tappolet, Gauchebdo, 25 mars 2011

Les couleurs du temps (texte complet)

(*) Ferrette / Guillevic

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I found it a beautiful, sometimes magical and altogether a most memorable piece of work. May I congratulate you on making it and hope that it gets shown in many places and seen by many people. Stephen Dwoskin, juin 2010

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La jeunesse, la révolution, le monde viennent s'inscrire dans cette image de vieillesse, d'immobilité et de solitude. Norbert Creutz, Le Temps, 17 mars 2011

(texte complet)

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Dans un petit village jurassien surplombé par une forteresse médiévale en ruines, une mère et son fils habitent ensemble une maison. Ces deux individus d’un certain âge partagent un quotidien relativement banal où deux formes existentielles divergentes se heurtent cependant l’une à l’autre. Sonja Horisberger, catalogue Visions du Réel 2010

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